25 février 2025

Rutshuru : Lutter contre l’inégalité entre les hommes et les femmes en matière d’héritage

RĂ©sumĂ© L’inĂ©galitĂ© entre les hommes et les femmes en matière d’hĂ©ritage Ă  Rutshuru est un problème urgent qui nuit non seulement aux droits des femmes, mais Ă©galement Ă  la cohĂ©sion sociale. Les pratiques coutumières patriarcales continuent de contrecarrer l’application des lois qui devraient garantir l’Ă©galitĂ©, engendrant tensions et conflits au sein des familles. Pour restaurer l’Ă©galitĂ© des droits, un plaidoyer efficace et des actions concrètes sont essentiels. En agissant de manière concertĂ©e et dĂ©terminĂ©e, nous pouvons restaurer l’Ă©galitĂ© entre les hommes et les femmes lors du partage de l’hĂ©ritage Ă  Rutshuru, pour une sociĂ©tĂ© plus juste et Ă©quitable pour tous. L’Ă©radication de ces inĂ©galitĂ©s est non seulement une question de justice sociale, mais Ă©galement un impĂ©ratif pour le dĂ©veloppement harmonieux de la communautĂ©. Analyse de contexte Dans le territoire de Rutshuru, en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), l’inĂ©galitĂ© entre les hommes et les femmes concernant l’hĂ©ritage demeure un enjeu majeur, profondĂ©ment enracinĂ© dans des pratiques coutumières patriarcales. Bien que le Code de la famille de la RDC garantisse des droits Ă©gaux aux hommes et aux femmes en matière d’hĂ©ritage, la rĂ©alitĂ© sur le terrain est tout autre. Les femmes hĂ©ritières sont souvent privĂ©es de leurs droits lĂ©gaux au profit des hommes, ce qui souligne un Ă©cart alarmant entre la loi et la pratique. Par exemple, des enquĂŞtes menĂ©es dans la rĂ©gion indiquent que près de 70 % des femmes hĂ©ritières ne reçoivent pas leur part d’hĂ©ritage en raison de la pression sociale et des menaces exercĂ©es par les membres masculins de la famille. Dans un cas documentĂ©, une femme de Rutshuru a Ă©tĂ© contrainte de renoncer Ă  son hĂ©ritage de terres familiales au profit de ses frères, malgrĂ© son droit lĂ©gal. De telles situations illustrent comment les pratiques coutumières, souvent soutenues par des interprĂ©tations traditionnelles de la loi, peuvent engendrer des inĂ©galitĂ©s flagrantes et des violences domestiques. Les consĂ©quences de cette inĂ©galitĂ© ne se limitent pas seulement aux femmes hĂ©ritières. Elles crĂ©ent Ă©galement des tensions au sein des familles et au sein de la communautĂ©, alimentant un climat de mĂ©fiance et de conflit. Les femmes, en cherchant Ă  protĂ©ger leurs droits, sont souvent amenĂ©es Ă  dissimuler des ressources ou Ă  entrer en conflit avec leurs belles-familles, ce qui fragilise les relations interpersonnelles et nuit Ă  la cohĂ©sion sociale. Recommandations Sensibilisation des communautĂ©s Organiser des campagnes de sensibilisation sur les droits Ă©galitaires des femmes en matière d’hĂ©ritage, en mettant en avant les dispositions du Code de la famille de la RDC. Utiliser des tĂ©moignages de femmes ayant subi des injustices pour illustrer la nĂ©cessitĂ© de changement. Renforcement des capacitĂ©s Former les autoritĂ©s coutumières et judiciaires sur l’application des lois Ă©galitaires en matière d’hĂ©ritage. Des ateliers pratiques peuvent ĂŞtre mis en place pour les sensibiliser aux droits des femmes et Ă  la nĂ©cessitĂ© de respecter ces droits. MĂ©canismes de mĂ©diation Établir des plateformes de mĂ©diation et de rĂ©solution des conflits familiaux liĂ©s au partage de l’hĂ©ritage. Ces mĂ©canismes doivent privilĂ©gier le dialogue et la comprĂ©hension mutuelle, impliquant des leaders communautaires et des femmes hĂ©ritières pour assurer une reprĂ©sentation Ă©quitable. Participation active des femmes Promouvoir la participation active des femmes hĂ©ritières dans les processus de dĂ©cision concernant l’hĂ©ritage. Cela pourrait inclure la crĂ©ation de groupes de dĂ©fense des droits des femmes qui travaillent avec les autoritĂ©s pour garantir que leurs voix soient entendues et respectĂ©es. Suivi et Ă©valuation Mettre en place un système de suivi et d’Ă©valuation pour mesurer l’impact des interventions sur l’Ă©galitĂ© des droits en matière d’hĂ©ritage, en recueillant des donnĂ©es sur les cas d’hĂ©ritage et les rĂ©solutions de conflits. Policy Brief – AoĂ»t 2023      

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Promouvoir L’innovation Pour le DĂ©veloppement Économique Durable au Sein de la SADC

RĂ©sumĂ© La SADC doit donner la prioritĂ© Ă  l’innovation pour stimuler une croissance Ă©conomique et une industrialisation durables. Face aux dĂ©fis Ă©conomiques tels que la dĂ©pendance aux matières premières et une industrialisation insuffisante, l’innovation peut jouer un rĂ´le clĂ©. Les pays de la rĂ©gion doivent adopter des stratĂ©gies promouvant les technologies vertes et le dĂ©veloppement de chaĂ®nes de valeur locales. Un environnement propice Ă  l’innovation nĂ©cessite des investissements dans la R&D et la formation, ainsi qu’une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e. Les dirigeants de la SADC ont un rĂ´le crucial Ă  jouer en adoptant des politiques qui encouragent l’innovation, garantissant ainsi un avenir Ă©conomique compĂ©titif et durable pour la rĂ©gion. Analyse de contexte La CommunautĂ© de dĂ©veloppement de l’Afrique australe (SADC) est confrontĂ©e Ă  des dĂ©fis Ă©conomiques croissants, notamment des taux de croissance stagnants, une forte dĂ©pendance Ă  l’égard des matières premières et un manque d’industrialisation. Dans ce contexte, l’innovation apparaĂ®t comme un levier essentiel pour stimuler une croissance Ă©conomique durable. La SADC, riche en ressources naturelles et en diversitĂ© culturelle, possède un potentiel inexploitĂ© d’innovation technologique et sociale qui pourrait transformer ses Ă©conomies. L’industrialisation est souvent considĂ©rĂ©e comme un moteur du dĂ©veloppement Ă©conomique, mais elle doit s’accompagner de stratĂ©gies d’innovation pour ĂŞtre durable. Les pays de la SADC doivent explorer de nouvelles approches, notamment l’adoption de technologies vertes, le dĂ©veloppement de chaĂ®nes de valeur rĂ©gionales et l’encouragement des entreprises locales Ă  innover. Les investissements dans la recherche et le dĂ©veloppement (R&D) et le dĂ©veloppement des ressources humaines sont Ă©galement cruciaux pour bâtir une Ă©conomie rĂ©siliente. Les politiques publiques doivent favoriser un Ă©cosystème d’innovation dynamique en facilitant les partenariats entre le secteur privĂ©, le monde universitaire et les gouvernements. En outre, la coopĂ©ration rĂ©gionale est essentielle pour partager les meilleures pratiques et mobiliser les ressources nĂ©cessaires Ă  l’innovation. Les dirigeants de la SADC doivent s’engager Ă  promouvoir des politiques qui favorisent l’innovation, la recherche et le dĂ©veloppement durable, renforçant ainsi la compĂ©titivitĂ© de la rĂ©gion sur la scène mondiale. Recommandations des acteurs clĂ©s  Chefs d’État de la SADC : Promouvoir des politiques publiques qui soutiennent l’innovation, notamment par le biais d’incitations fiscales pour les entreprises investissant dans la R&D. Faciliter la coopĂ©ration rĂ©gionale en crĂ©ant des plateformes d’Ă©change de connaissances et d’expĂ©riences en matière d’innovation. Secteur privĂ© : Investir dans l’innovation au sein des entreprises, notamment la crĂ©ation de laboratoires de R&D et le dĂ©veloppement de produits durables. Établir des partenariats avec des institutions acadĂ©miques pour favoriser l’Ă©change d’idĂ©es et de technologies. Établissements universitaires : Renforcer les programmes de formation en innovation et en entrepreneuriat pour prĂ©parer une main-d’Ĺ“uvre qualifiĂ©e. Collaborer avec le secteur privĂ© pour dĂ©velopper des projets de recherche ciblĂ©s et rĂ©pondre aux besoins du marchĂ©. Organismes de financement : Augmenter le financement des projets d’innovation durable, notamment pour les startups et les PME. Soutenir les initiatives locales qui favorisent l’innovation et l’entrepreneuriat. Organisations rĂ©gionales et internationales : Faciliter l’Ă©change de meilleures pratiques et technologies entre les pays de la SADC. Mobiliser des ressources pour soutenir des projets d’innovation et de dĂ©veloppement Ă©conomique durable. Key actions : Gouvernements membres de la SADC: Renforcer les politiques de soutien Ă  l’innovation et Ă  la recherche pour favoriser une croissance Ă©conomique durable. SecrĂ©tariat de la SADC : Élaborer une stratĂ©gie d’innovation rĂ©gionale globale avec des objectifs et des dĂ©lais clairs. Secteur privĂ© : Augmenter les investissements dans la R&D et l’innovation et promouvoir la collaboration avec les Ă©tablissements universitaires. Institutions universitaires : AmĂ©liorer le renforcement des capacitĂ©s en matière d’innovation et d’entrepreneuriat et favoriser les partenariats avec l’industrie. Organisations rĂ©gionales et internationales : Fournir un soutien financier et technique aux projets et initiatives d’innovation.   Policy Brief – Aout, 2024    

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Urgence vitale : Stopper l’exploitation illicite des minerais en RDC pour sauver des vies

RĂ©sumĂ© L’exploitation illicite des minerais fait tuer des millions de personnes en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC). L’exploitation illicite des minerais en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) entraĂ®ne des consĂ©quences tragiques, avec des millions de vies perdues en raison des conflits armĂ©s liĂ©s aux ressources minĂ©rales et des conditions de travail dangereuses dans les mines. Cette exploitation nuit Ă©galement Ă  l’environnement, provoquant une pollution des sols et de l’eau qui compromet la santĂ© des communautĂ©s locales et la biodiversitĂ© de la rĂ©gion. Pour remĂ©dier Ă  cette situation, il est crucial de renforcer les institutions congolaises chargĂ©es de rĂ©glementer et de contrĂ´ler l’exploitation minière, en luttant contre la corruption et en renforçant les capacitĂ©s de surveillance et d’application de la loi. Une coopĂ©ration internationale est Ă©galement nĂ©cessaire pour lutter contre le commerce illicite de minerais en provenance de la RDC, en mettant en place des mĂ©canismes de traçabilitĂ© et de certification des minerais. En investissant dans des initiatives de dĂ©veloppement Ă©conomique et social en RDC, il est possible de rĂ©duire la dĂ©pendance Ă  l’exploitation minière illicite et de crĂ©er des opportunitĂ©s Ă©conomiques alternatives pour la population, contribuant ainsi Ă  un dĂ©veloppement plus durable et Ă©quitable dans le pays. Analyse du contexte L’exploitation illicite des minerais en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) est un problème complexe qui a des rĂ©percussions dĂ©vastatrices sur la population locale. La RDC est riche en minerais prĂ©cieux tels que l’or, l’Ă©tain, le tantale et le tungstène, qui sont essentiels Ă  de nombreuses industries mondiales. Cependant, l’exploitation de ces minerais est souvent associĂ©e Ă  des pratiques illĂ©gales telles que l’extraction non rĂ©glementĂ©e, le travail des enfants, la violence et les conflits armĂ©s. Les consĂ©quences de cette exploitation illicite sont tragiques, avec des millions de vies perdues en raison des conflits armĂ©s liĂ©s aux ressources minĂ©rales et des conditions de travail inhumaines dans les mines. De plus, l’environnement est gravement affectĂ© par la pollution des sols et de l’eau causĂ©e par les pratiques minières non rĂ©glementĂ©es, mettant en pĂ©ril la santĂ© des communautĂ©s locales et la biodiversitĂ© de la rĂ©gion. La situation est exacerbĂ©e par le fait que l’exploitation illicite des minerais en RDC est souvent soutenue par des rĂ©seaux criminels transnationaux qui exploitent la faiblesse des institutions et la corruption endĂ©mique du pays. Ces rĂ©seaux profitent des ressources naturelles de la RDC au dĂ©triment de sa population et alimentent les conflits armĂ©s en finançant des groupes armĂ©s. Pour rĂ©soudre ce problème complexe, il est impĂ©ratif de renforcer les institutions congolaises chargĂ©es de rĂ©glementer et de contrĂ´ler l’exploitation minière. Cela nĂ©cessite de lutter contre la corruption, d’amĂ©liorer la transparence et de renforcer les capacitĂ©s de surveillance et d’application de la loi pour garantir des pratiques minières responsables et durables. De plus, une coopĂ©ration internationale accrue est essentielle pour lutter contre le commerce illicite de minerais en provenance de la RDC. Les pays importateurs doivent mettre en place des mĂ©canismes de traçabilitĂ© et de certification des minerais pour s’assurer que leurs chaĂ®nes d’approvisionnement sont exemptes de minerais provenant de sources illicites. Recommendations Renforcer les institutions congolaises chargĂ©es de rĂ©glementer et de contrĂ´ler l’exploitation minière, en luttant contre la corruption et en renforçant les capacitĂ©s de surveillance et d’application de la loi. Promouvoir la coopĂ©ration internationale pour lutter contre le commerce illicite de minerais en provenance de la RDC, en mettant en place des mĂ©canismes de traçabilitĂ© et de certification des minerais. Encourager les pays importateurs Ă  mettre en place des rĂ©glementations strictes pour s’assurer que leurs chaĂ®nes d’approvisionnement sont exemptes de minerais provenant de sources illicites. Investir dans des initiatives de dĂ©veloppement Ă©conomique et social en RDC afin de rĂ©duire la dĂ©pendance Ă  l’exploitation minière illicite et de crĂ©er des opportunitĂ©s Ă©conomiques alternatives pour la population. En mettant en Ĺ“uvre ces recommandations, il est possible de rĂ©duire les dĂ©cès liĂ©s Ă  l’exploitation illicite de minerais en RDC et de promouvoir un dĂ©veloppement plus durable et Ă©quitable dans le pays. Policy Brief – juin 2023    

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Alerte, Tension entre les populations et les Parc de Virunga

RĂ©sumĂ© La tension entre la population et l’ICCN autour du Parc National de Virunga Ă  Kasindi est alimentĂ©e par un conflit foncier persistant et des affrontements violents. L’occupation illicite de parties du parc par la population a entraĂ®nĂ© des pertes humaines et des dommages, malgrĂ© les tentatives de rĂ©solution antĂ©rieures. L’installation rĂ©cente de clĂ´tures Ă©lectriques a exacerbĂ© les tensions. Il est crucial d’intervenir pour dĂ©finir clairement les limites du parc et promouvoir des projets de dĂ©veloppement pour les communautĂ©s riveraines du PNVI. Analyse de contexte La tension croissante entre la population et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) autour du Parc National de Virunga Ă  Kasindi, une agglomĂ©ration de près de 80 000 habitants, soulève des prĂ©occupations majeures. Ce conflit foncier trouve son origine lors de la rĂ©bellion du mouvement politico-militaire RCD KML dans les annĂ©es 2002, oĂą une Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra a conduit Ă  l’occupation illicite d’une partie du parc par la population. Actuellement, plus de 550 hectares du parc sont envahis par les habitants, entraĂ®nant des affrontements violents entre les Ă©co-gardes et la population, avec des pertes humaines tragiques. MalgrĂ© les tentatives de rĂ©solution, y compris une limite provisoire Ă©tablie en 2013, les dĂ©saccords persistent. RĂ©cemment, l’ICCN a installĂ© des clĂ´tures Ă©lectriques sur cette limite, provoquant l’opposition de la population et des dommages collatĂ©raux. La question des limites du parc reste un enjeu crucial, notamment dans le secteur de Renzori, de Beni-Mbau du cĂ´tĂ© de Mayangone. L’implication du gouvernement congolais et de l’UNESCO est nĂ©cessaire pour dĂ©finir clairement les limites du parc et initier des projets de dĂ©veloppement au bĂ©nĂ©fice des populations riveraines du PNVI. Recommandations DĂ©finir clairement les limites du Parc National de Virunga en concertation avec la population et l’ICCN pour prĂ©venir les conflits fonciers. Mettre en place des mĂ©canismes de mĂ©diation et de dialogue pour rĂ©soudre pacifiquement les diffĂ©rends et prĂ©venir les affrontements. Impliquer le gouvernement congolais et l’UNESCO dans l’Ă©laboration de projets de dĂ©veloppement durable pour les communautĂ©s riveraines du PNVI. Renforcer la sensibilisation sur l’importance de la conservation de la nature et des parcs nationaux pour assurer la protection de l’environnement et des espèces en danger. Garantir la sĂ©curitĂ© des Ă©co-gardes et des populations locales tout en promouvant la cohabitation pacifique et le respect mutuel des droits et des territoires. Policy Brief – DĂ©cembre 2023  

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Stop aux spoliations des espaces verts dans le territoire de Nyiragongo.

RĂ©sumĂ© La spoliation des espaces verts dans le territoire de Nyiragongo, en particulier dans la chefferie de Bukumu, est un problème urgent qui menace la cohĂ©sion sociale et le bien-ĂŞtre des communautĂ©s locales. Les tensions foncières rĂ©sultant de l’expansion urbaine et de l’exode rural ont conduit Ă  des conflits violents et Ă  une insĂ©curitĂ© croissante. Pour mettre fin Ă  cette spoliation des espaces verts, il est impĂ©ratif que les autoritĂ©s compĂ©tentes prennent des mesures immĂ©diates pour protĂ©ger les terres communautaires et prĂ©server l’environnement. L’implication des parties prenantes clĂ©s, telles que l’administrateur du territoire, la division des affaires foncières, les chefs de chefferie et de groupements, ainsi que les reprĂ©sentants des cours et tribunaux, est essentielle pour garantir une action concertĂ©e et efficace. Analyse de contexte La spoliation des espaces verts dans le territoire de Nyiragongo, en particulier dans la chefferie de Bukumu, est un problème complexe qui rĂ©sulte de divers facteurs. Depuis les annĂ©es 1980, l’annexion du groupement de Byahi Ă  la ville de Goma a entraĂ®nĂ© une pression croissante sur les terres disponibles pour l’habitat. Cette pression est exacerbĂ©e par l’exode rural vers Goma, en raison de l’insĂ©curitĂ© croissante dans les zones rurales environnantes. La frontière mouvante entre la ville de Goma et la chefferie de Bukavu a crĂ©Ă© des tensions et des conflits fonciers, alimentant des confrontations violentes entre les habitants dĂ©possĂ©dĂ©s de leurs terres, les forces de l’ordre et les nouveaux acquĂ©reurs. En plus de la conversion des terres agricoles en parcelles rĂ©sidentielles, on observe Ă©galement la privatisation d’espaces verts au dĂ©triment de la communautĂ© locale. Ces pratiques contribuent Ă  l’insĂ©curitĂ©, Ă  la radicalisation des jeunes, aux soulèvements populaires et aux conflits interpersonnels. La mĂ©fiance entre les autoritĂ©s politico-administratives de la chefferie de Bukumu et la ville de Goma aggrave la situation, compromettant la paix sociale et le dĂ©veloppement durable de la rĂ©gion. Recommendations Mettre en place un mĂ©canisme de surveillance et de protection des espaces verts dans le territoire de Nyiragongo, en collaboration avec les autoritĂ©s locales et les communautĂ©s concernĂ©es.  Renforcer les capacitĂ©s des institutions chargĂ©es de la gestion foncière pour assurer une application stricte des lois et rĂ©glementations en matière d’utilisation des terres. Sensibiliser la population Ă  l’importance de prĂ©server les espaces verts pour la santĂ© publique, l’environnement et le bien-ĂŞtre social. Encourager le dialogue et la mĂ©diation entre les parties prenantes pour rĂ©soudre pacifiquement les conflits fonciers et promouvoir la coexistence harmonieuse entre les communautĂ©s. En agissant de manière concertĂ©e et proactive, nous pouvons mettre un terme Ă  la spoliation des espaces verts dans le territoire de Nyiragongo et promouvoir un dĂ©veloppement durable et inclusif pour tous. Policy Brief – juillet 2023      

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Stop aux pratiques de battre les femmes au foyer dans le territoire de Masisi

RĂ©sumĂ© La normalisation du phĂ©nomène de la femme battue au foyer dans le territoire de Masisi est le rĂ©sultat des inĂ©galitĂ©s profondes entre les hommes et les femmes, renforcĂ©es par des pratiques discriminatoires et des barrières socio-culturelles. Cette situation engendre des violences domestiques et des injustices qui affectent gravement les femmes de la rĂ©gion. Pour atteindre l’objectif de zĂ©ro femme battue au foyer Ă  Masisi, il est essentiel d’engager un plaidoyer auprès des autoritĂ©s locales et des institutions compĂ©tentes pour mettre fin Ă  ces pratiques nĂ©fastes. Analyse de contexte Les inĂ©galitĂ©s entre les hommes et les femmes vivant dans le territoire de Masisi sont le rĂ©sultat de certaines pratiques coutumières qui Ă©tablissent des distinctions de statut entre les deux sexes. Malheureusement, le chemin de l’Ă©ducation ne favorise pas les femmes. Les règles qui rĂ©gissent le système Ă©ducatif sont discriminatoires envers les femmes. Certaines familles ne considèrent pas normal de scolariser leurs filles au mĂŞme titre que leurs garçons, en particulier lorsque les ressources sont limitĂ©es. Les Ă©tablissements scolaires appliquent des règles strictes qui excluent les jeunes filles enceintes de la poursuite de leurs Ă©tudes. Malheureusement, les discriminations que les femmes subissent au sein de leur communautĂ©, de leur famille et de leur foyer persistent malgrĂ© les dispositions de la Constitution de la RDC, qui prĂ©voit une rĂ©serve de 30 % des postes pour les femmes au sein des institutions du pays, la criminalisation de toutes formes de violences faites aux femmes et la reconnaissance d’un hĂ©ritage familial Ă©quitable pour les hĂ©ritiers, hommes et femmes, tel que prĂ©vu par le Code de la famille. Cependant, l’application effective de ces lois se heurte Ă  des obstacles liĂ©s Ă  l’instabilitĂ© des institutions et Ă  la suprĂ©matie des pratiques coutumières sur l’application stricte de la loi Ă©crite. Cette inertie fait que les femmes vivant dans le territoire de Masisi sont traitĂ©es de manière indigne au sein de la communautĂ©, de leur famille, de leur foyer et dans le milieu professionnel. Dans certaines familles, le partage de l’hĂ©ritage est source de controverse, car les femmes sont souvent totalement ou partiellement exclues de l’hĂ©ritage. Des arguments coutumiers sont avancĂ©s pour justifier cette exclusion, bien qu’ils n’aient aucune base juridique. Il est Ă©galement important de signaler que les femmes vivant dans le territoire de Masisi sont confrontĂ©es quotidiennement Ă  des injustices dans l’accès, la possession et le contrĂ´le des ressources Ă©conomiques. L’agriculture Ă©tant la principale source de revenus dans cette rĂ©gion, les femmes fournissent souvent plus d’efforts que leurs partenaires masculins dans le cycle de production agricole, allant du dĂ©frichage des terres Ă  la vente des rĂ©coltes. MalgrĂ© ces efforts, ce sont encore les hommes qui ont le pouvoir de dĂ©cider de l’utilisation de ces ressources Ă©conomiques. De telles pratiques contribuent Ă  maintenir la pauvretĂ© dans les foyers, provoquent des disputes, des sĂ©parations de couples, des violences physiques et psychologiques Ă  l’encontre des femmes, une crise de confiance entre les Ă©poux et les Ă©pouses, une crise de confiance entre les Ă©pouses et leurs belles-familles, des violences domestiques et le phĂ©nomène des « femmes battues », etc. Recommandations Sensibiliser les communautĂ©s locales sur les droits des femmes et l’importance de l’Ă©galitĂ© des genres pour prĂ©venir les violences domestiques. Renforcer les capacitĂ©s des autoritĂ©s locales, y compris l’administrateur du territoire, les forces armĂ©es et la police, pour garantir la protection des femmes victimes de violences. Impliquer les chefs coutumiers et les leaders locaux dans la promotion de l’Ă©galitĂ© des genres et la lutte contre les violences faites aux femmes. Mettre en place des mĂ©canismes de soutien aux victimes de violences domestiques, y compris des services d’assistance juridique et psychologique. En unissant nos efforts et en agissant de manière coordonnĂ©e, nous pouvons mettre fin Ă  la normalisation du phĂ©nomène de la femme battue au foyer dans le territoire de Masisi, pour un avenir plus juste et Ă©quitable pour tous.      

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